J.Heska se dévoile

Publié le par isa1977

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez maintenant que J. Heska est un auteur que j'apprécie énormément. En plus de ses qualités littéraires, J.Heska est un auteur très ouvert et très sympathique. J'ai donc décidé de lui accorder une petite interview sur le blog.

Mais avant tout, j'en profite pour vous faire partager quelques liens:

 

Isa : Bonjour J.Heska, tout d’abord je tiens à te remercier d’accepter de te prêter à cette interview. Avant de parler de tes bouquins, nous allons parler un peu de toi. Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Merci surtout à toi pour cette interview. Je suis un auteur très narcissique, alors c’est toujours plaisant de pouvoir parler de ma petite personne ;-)

Pour me présenter rapidement : je suis un jeune auteur de 30 ans, passionné par la littérature, le cinéma, la B.D., les jeux vidéo et le monde qui m’entoure. Je suis également rédacteur du blog http://www.jheska.fr dans lequel je mets en scène mes délires quotidiens. Et enfin, je suis également l’heureux auteur de deux romans à succès, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir et On ne peut pas lutter contre le système. Le troisième, Un monde idéal où c’est la fin, est sorti depuis deux mois et prend le même chemin !

 

Isa: D’où t’es venue cette envie d’écrire ?

Comme tout « artiste », je pense que l’envie vient du besoin vital d’expulser des idées d’un esprit trop encombré, afin d’éviter la schizophrénie !

Pourtant, initialement, rien ne me prédestinait à écrire. Contrairement à beaucoup d’écrivains, je n’ai pas commencé dès ma plus tendre enfance à dévorer l’intégrale de Kant (je préfère m’arracher les deux bras avec les dents que de relire une ligne de David Copperfield ou de supporter une liste d’adjectifs sur un Tartarin de Tarascon). J’avais d’autres intérêts. La littérature, je trouvais ça trop lent, introspectif, compliqué, et peu inventif…
Et puis le déclic a eu lieu peu après mon adolescence. J’ai découvert des œuvres qui ont su m’intéresser et, en parallèle, une certaine maturité d’esprit m’a amené à percevoir le pouvoir des mots. J’ai alors commencé à écrire de façon beaucoup plus sérieuse. J’ai cultivé ce goût. Et je ne me suis pas lassé depuis !

 

Isa: As-tu un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?

Je n’ai pas de « maître spirituel jedi » qui me guiderait littérairement, ce sont plutôt des œuvres particulières qui me font vibrer.

Mon roman préféré est Dragon Déchu de Peter F. Hamilton, parce que je m’identifie énormément au héros. Si quelqu’un souhaite un jour connaître les rouages de ma psychologie, je lui conseille ce livre !

Sinon, les autres romans qui m’ont influencé sont La Guerre du feu, et la façon très brute de Rosny Aîné de décrire les scènes de combat ; Le meilleur des mondes, de Huxley, où j’ai découvert la construction d’un univers crédible basé sur des principes sociétaux complètement différents ; Band of brothers de Stephen Ambrose (qui n’est pas un roman à proprement parler) mais qui prend d’autant plus de profondeur que les évènements racontés sont véridiques.

Et sinon, un des derniers livres que j’ai lu et que j’ai bien aimé est les Schtroumfs à Pilulit et, plus sérieusement, Rien ne va plus, de Douglas Kennedy.

 

Isa: Depuis tes débuts, tu as fait un grand bond en avant dans le monde de la littérature. Peux-tu nous expliquer un peu ton parcours ?

Un parcours ultra chaotique qui, paradoxalement, a commencé à s’organiser à partir du moment où j’ai renoncé à l’édition traditionnelle.

J’ai publié mon premier roman, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, à vrai compte d’éditeur après avoir essuyé toutes les humiliations des jeunes auteurs sans réseaux qui tentent leur chance à Paris (envois de manuscrits, refus, moqueries, rendez-vous, refus, moqueries, etc.). Ce fut une expérience intéressante qui m’a ouvert les yeux sur ce monde qui ne me convenait guère, loin de l’image qu’on souhaite lui donner.

Dès lors, lorsque j’ai écrit mon second roman On ne peut pas lutter contre le système, j’ai voulu le publier selon mes conditions. Je me suis donc auto-édité. Dans ce domaine, il y a une volonté, des outils (impression à la demande, livre numérique, etc.) et une énergie qui stimulent ma démarche. Le tout à des coûts très réduits.

Je suis devenu le capitaine de mon navire, qui marche (enfin qui vogue) selon mes envies, mes aspirations et mes objectifs.  

Et tu sais quoi ? Ça marche beaucoup mieux qu’avant ! Je viens même de créer ma propre structure éditoriale, les Éditions Seconde Chance et le succès commence à être au rendez-vous ! 

 

Isa: Bien maintenant, parlons de ton premier roman « Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir ». Si tu devais t’identifier à un personnage de ce bouquin, lequel serait-ce ?

Un peu tous ! Mes personnages sont issus de mon esprit qui y laisse son empreinte, d’une manière ou d’une autre.

À la base, mes personnages sont construits sur une exacerbation d’un trait de caractère personnel sur lequel je rajoute des bouts piochés à droite à gauche dans mon entourage, et d’autres inventés. On obtient donc une espèce de pantin rapiécé qu’il convient d’animer.

C’est ce que je fais en lui collant une expérience, une trajectoire personnelle, des envies, des comportements, un physique, des tocs, des blessures. Est-il plutôt thé ou café ? Est-il battant ou résigné ? Qu’achète-t-il au supermarché ? A-t-il manqué d’amour paternel durant son enfance ? A-t-il des douleurs musculaires ? Est-il beau ?

Quand tout est assez mûr dans mon esprit, je les lance sous les projecteurs. Chacun d’entre eux est donc une sorte de facette de moi-même ;-)

 

Isa: Peux-tu nous raconter un peu ton parcours et d’où te sont venues les idées pour ce premier roman ?

 L’idée de cette histoire m’est venue comme toutes les autres. Un flash, un jour où j’ai assisté à un comportement peu glorieux dans une file d’attente. La petite lâcheté quotidienne d’une personne qui passe devant tout le monde en faisant semblant de ne rien remarquer. Je me suis alors demandé ce qui se passerait si les autres, au lieu de ne pas réagir, se rebellaient, et remettaient le fautif dans le droit chemin. La base du mouvement cimondiste, au cœur du roman, venait de naître.

Ensuite, tout est venu naturellement. Le fond : l’enchaînement de l’action, les personnages, etc. et la forme : un récit à la première personne sous forme d’un journal intime.

Et après une longue phase de maturation dans mon esprit, j’ai écrit le roman, presque d’un seul trait, en quelques semaines. Je savais donc dès le début où j’allais aller. Sauf pour la fin exacte. Je me réserve toujours une petite surprise.

Isa: Maintenant, si nous parlions de « On ne peut pas lutter contre le système », à quel personnage t’identifierais-tu ?

Hop, copier-coller de la réponse précédente !

Mes personnages sont tous mes petits bébés à moi, alors je m’identifie à tous ! Tous sont différents et je les apprécie pour leurs qualités et leurs défauts : j’aime l’entêtement et la douceur de Clara, le franc-parler de Louise, le mystère qui entoure Marty, le côté un peu brut de Victor et même, l’inhumanité de Safia.
Mais allez, je vais te faire une confidence. Je craque pour le personnage de Marty, mais c’est le côté grand-gamin-qui-aimerait-bien-être-un-super-espion-international qui s’exprime en moi.

 

Isa: Et comme pour le premier roman peux-tu nous expliquer un peu ton parcours et d’où te sont venues les idées ?

Il y a tout d’abord ma démarche d’auteur qui tend vers la diversification. J’ai besoin d’évoluer, de me lancer des défis, et surtout pas de m’enfermer dans un style. Si je faisais toujours la même chose, je m’ennuierais et je ne prendrais plus de plaisir. Et puis, je ne veux pas qu’on puisse dire de moi « Boarf, J. Heska c’est toujours un peu pareil ». !

Le sujet s’est également imposé de lui-même. Je suis un grand fan de thématique sociale : j’aime observer la façon dont les sociétés se créent, évoluent, se transforment, s’effondrent. Et quoi de plus pertinent pour symboliser nos changements sociétaux actuels que la finance mondiale et l’environnement. La forme du thriller s’est également imposée à moi parce que j’avais envie d’un rythme fort avec de la stratégie de haut vol. Hop, On ne peut pas lutter contre le système était né !

 

Isa: En juin, « Un monde idéal où c’est la fin » est sorti, un petit recueil de nouvelles toutes plus hilarantes les unes que les autres. D’où te sont venues toutes ces idées de nouvelles ? En as-tu une préférée dans le lot ?

Absolument aucune idée d’où viennent mes idées ! La seule chose que je peux dire, c’est que j’écoute, je regarde, je sens, je ressens. L’imagination fait le reste. Ah oui, et je me balade toujours avec de quoi noter (un smartphone, c’est plus cool qu’un carnet et un stylo).

Une petite préférée dans le lot ? J’ai bien mes petites chouchouttes, mais je me dois de garder le silence ;-).

 

Isa: Nous avons parlé de toi et de tes romans, pourrais-tu, maintenant, nous parler un peu tes projets futurs ?

Tout plein, comme d’habitude ! Je prépare le quatrième, dont l’histoire est classée secret défense ! Et il n’est pas impossible que je prépare une autre petite surprise du côté de « Un monde idéal ». Mais chut, ça reste entre nous :-)

 

Isa: Pour continuer, je te donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne te connaissent pas de découvrir tes bouquins. C’est à toi de jouer pour un petit instant pub.

Allez, je me permets un peu de promotion ! Vous voulez faire un vrai geste en faveur d’une édition indépendante ? Vous voulez accompagner un auteur vers les sommets de la gloire afin qu’il puisse, à son tour, sniffer de la cocaïne sur le capot d’une voiture de luxe au centre-ville de Paris ? Achetez mes livres au format papier ou numérique !

Plus sérieusement, ce sont des romans sympas et différents  avec beaucoup d’action, de l’humour, et même de l’amour. Ils valent vraiment le coup !

 

Isa: Pour terminer te prêterais, tu au jeu de réaliser un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dis qui nous qui tu serais, si tu étais :

  • Un personnage de BD ? Le schtroumf écrivain 
  • Un poète ? Oh non, tu ne peux pas me demander ça, je déteste la poésie !
  • Un personnage de dessin animé ? Ulysse 31, j’ai toujours rêvé de porter sa cape.
  • Un acteur ? Nicolas Cage (non je plaisante).
  • Un chanteur ? Justin Bieber (cf réponse précédente).
  • Une chanson ? The bird and the worm
  • Un film ? Le film qui sera tiré de mes bouquins, bien entendu !
  • Une série ? La série qui sera tirée du film tiré de mes bouquins, bien entendu ! 
  • Un animal ? Mon chat (parce que j’aimerais bien pouvoir dormir toute la journée)
  • Un endroit ? Une planète lointaine, très lointaine.

 

Un grand merci à toi d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.

 

 

 

Publié dans J. Heska, Interview

Commenter cet article

A S K ! 20/09/2013 21:05

Chouette interview héhé :p Pourquoi ça ne m'étonne pas :p

isa1977 21/09/2013 16:34

Merci :) Rhooo je n'arrive même plus à t'étonner :p

Fofie 30/08/2013 15:47

J'avoue que je ne connaissais pas J Heska !!
Du coup, j'ai très envie de lire ses livres.

isa1977 02/09/2013 15:20

Je ne peux que te les conseiller, j'ai passé un très bon moment avec les 3, j'espère qu'ils te plairont autant qu'à moi :)