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4 articles avec interview

Aujourd'hui, c'est Delphine Coussement qui se dévoile

Publié le par isa1977

Aujourd'hui, c'est au tour de Delphine Coussement, une auteure Mouscronnoise qui habite à quelques kilomètres de chez moi, de se dévoiler. Je l'ai découverte avec son roman "Jambe en l'air" que j'ai eu l'occasion de louer à la bibliothèque.

Pour démarrer voici quelques liens:

 

Isa: Bonjour Delphine, tout d’abord, je tiens à vous remercier d’accepter de répondre à cette interview. Avant de parler votre roman et de vos projets, nous allons parler un peu de vous. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Bonjour, je suis assistante sociale. Maman de 3 enfants, je suis née à Mouscron et y réside toujours avec ma petite famille.

Isa: D’où vous est venue cette envie d’écrire ?

Vers 10 ans, j’ai commencé à écrire de petits poèmes puis, à l’adolescence, j’ai continué avec des débuts d’histoires plus longues mais que je ne finissais jamais. J’avoue avoir longtemps écrit en cachette de mes proches, de peur de la critique, du regard de l’autre. Pour l’anecdote, mon roman « Jambe en l’air » est resté plusieurs années balloté entre le fonds de ma table de nuit et le dessous de mon lit jusqu’à ce qu’il soit découvert par mon époux.

Isa: Avez-vous un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?

J’adore les romans à suspense, les thrillers. Mary Higgins Clark est mon auteure préférée. Mais mon roman de prédilection, je l’ai découvert à 18 ans. Il s’agit de « L’astragale » d’Albertine Sarrazin. Tout au long du récit, on est à ses côtés, dans sa tête, dans son cœur et son corps. Je me suis inspirée de certains ingrédients de ce livre pour écrire le mien : la blessure, la rencontre de l’amour, le changement de vie et surtout l’écriture sous forme de journal intime.

Isa: Pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours et d’où vous sont venues les idées pour votre roman « Jambe en l’air» ?

L’idée de départ m’a été inspirée par les faits divers que l’on lit chaque jour dans le journal : un piéton se fait renverser par une voiture. Et si cela chamboulait une vie …. A partir de là, j’ai créé mes personnages avec leur passé, leur personnalité. D’ailleurs, celle de Delphine, l’héroïne, est assez marquée. L’histoire est donc fictive, et ce, malgré ce que certains pourraient penser. J’y ai toutefois intégré quelques anecdotes personnelles.

Pour le contexte, j’ai, par facilité peut-être, choisi celui d’une ville identique à la mienne, sans la citer mais les mouscronnois s’y reconnaîtront. 

Je souhaitais narrer une histoire qui me plaise et que j’aurais eu beaucoup de plaisir à découvrir d’un autre auteur. Mon but premier est de distraire mon lecteur, de tenter de le faire sourire, voire même rire à la lecture de certains passages. Il m’a fallu 12 ans pour le finaliser.

Isa: Maintenant que nous avons parlé de vous et de votre roman, pourriez-vous un peu nous parler de vos futurs projets ?

Je continue d’écrire régulièrement des textes plutôt sous forme de nouvelles. Comme je ne cache plus mes écrits, je les poste sur des sites de partage littéraire et sur mon blog (www.yagoa.fr/plumedecouscous). Concernant un éventuel second roman, j’ai un projet qui reste très vague car il me manque le fameux fil rouge. Comme je ne me fixe aucun « timing », il se peut que cela aboutisse dans plusieurs années … ou jamais.

Isa: A part l’écriture, avez-vous d’autres passions dans la vie ?

J’adore mon métier. Et j’ai la chance de travailler dans le secteur qui m’a toujours plu. Même si ce n’est pas facile tous les jours, on obtient parfois quelques petites victoires, qui nous encouragent à persévérer.

Mes enfants et moi sommes passionnés de sensations fortes et donc de parcs d’attractions. Nous en avons visités plusieurs en Europe et nous allons de plus en plus loin pour en découvrir de nouveaux.

Isa: Pour continuer, je vous donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne vous connaissent pas de découvrir votre bouquin. C’est à vous de jouer pour un petit instant pub.

Je pense que votre chronique lui offre déjà une belle publicité. Qu’ajouter de plus sinon que je souhaite vraiment que le lecteur s’amuse à le lire. Plusieurs personnes m’ont dit que c’était un peu comme une série télévisée : à la fin d’un chapitre, on n’a qu’une envie, celle de connaître la suite. D’autres m’ont avoué avoir ri, seuls, à la lecture de certains passages. Ces témoignages me ravissent et me donnent l’envie de continuer à écrire. 

Isa:Pour terminer vous  prêteriez-vous  au jeu de réaliser un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dites qui nous qui vous seriez, si vous étiez :

  • Un personnage de BD ? Bobette, j’ai adoré ses aventures quand j’étais petite.
  • Un poète ?  Nicolas Boileau, « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » est un vers qui est devenu une maxime pour moi.
  • Un personnage de dessin animé ? Bob l’Eponge car il est simple, gentil et adore son boulot. C’est d’ailleurs lui qui orne mon fond d’écran d’ordinateur mais, chut, ne le dites à personne …
  • Un acteur ? Angelina Jolie, j’envie son charisme et sa beauté.
  • Un chanteur ? Katy Perry pour son humour et sa sensibilité.
  • Une chanson ? « Si je m’en sors » de Julie Zenatti, je m’en suis d’ailleurs inspirée pour une réécriture dans mon roman.
  • Un film ? « Le journal de Bridget Jones » délicieusement drôle.
  • Une série ? « Desesperate housewives » pour leur humour décapant.
  • Un animal ? le dauphin en raison de l’origine de mon prénom.
  • Un endroit ? un parc d’attractions bien sûr pour procurer des frissons et de la joie.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.

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John Henry se dévoile

Publié le par isa1977

Cette fois-ci, c'est au tour de John Henry de se prêter au jeu de l'interview. J'ai découvert cet auteur, il y a un peu plus d'un an avec son roman "Trois ombres au soleil" et dernièrement avec son ouvrage "La hyène".

Comme d'habitude avant de commencer, voici quelques liens pour découvrir John Henry:

 

Isa : Bonjour John, tout d’abord, je tiens à vous remercier d’accepter de répondre à cette interview. Avant de parler vos romans et de vos projets, nous allons parler un peu de vous. Pourriez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Je m’appelle john.henry (dans la vraie vie, il y a un tiret entre john et henry), j’ai 27 ans, j’ai étudié le journalisme, j’ai travaillé comme indépendant et aujourd’hui je cherche du boulot. C’est une manière de se présenter. Je pourrais aussi dire que je mesure 1,84 m, que je suis blond, très myope, que je joue au foot du pied droit mais que j’écris de la main gauche et que je suis phénylcétonurique. Ce n’est rien, je veux dire, ce n’est pas grave, mais j’aime bien l’écrire.

Isa : D’où vous est venue cette envie d’écrire ?

L'envie d'écrire de la fiction, c'est né il y a 4 ans. Je sortais de l'université et je cherchais un job. Puis Stromae a débarqué, avec ses leçons et "alors on danse". Stromae, c'est un gars que je connaissais, comme ça, de loin, parce qu'il était dans le même collège que moi. Je connaissais un peu ce qu'il faisait. Et puis là, le succès est apparu. D'un coup. Soudainement. J'avais toujours cru que pour vivre de sa passion, il fallait être soutenu, parachuté, il fallait que quelqu'un décide de vous mettre sur le devant de la scène. Le succès de Stromae c'était la preuve du contraire. Et puis là, un déclic s'est produit. Et je me suis mis à écrire. Le premier texte, c'était Trois ombres au soleil. Et puis ça a été des dizaines de nouvelles, puis un deuxième manuscrit, qui est toujours dans mes tiroirs, les Néons noirs. Et puis la hyène, plus tard.

Isa : Avez-vous un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?

J’aime les romans. Je veux dire, ceux sans genre particulier, pas les fantastiques, pas les polars, pas la Science Fiction, pas les Thrillers. Quand on a enlevé tout ça, il reste ce que je préfère lire. J’adore spécialement les auteurs américains, comme Hemingway ou Steinbeck. Et j’admire beaucoup Yasmina Khadra, d’abord pour avoir écrit « Ce que le jour doit à la nuit » et surtout parce qu’il ne cherche jamais la facilité, il tente de se réinventer à chaque roman.  Il se met en danger, nouvel univers, nouveau style, nouveau genre. 

Isa : Bien maintenant, parlons de votre premier roman « Trois ombres au soleil». Si vous deviez vous identifier à un personnage de ce bouquin, lequel serait-ce ?

C’est assez facile. Dans l’histoire il y a 3 personnages principaux. « Lui », 25 ans, qui débarque à Bruxelles, sans boulot, qui découvre la ville et c’est un léger choc. Il y a « Elle, veuve, 73 ans, qui s’ennuie depuis des années à Bruxelles et qui se distraie tous les mardis avec son groupe de copains retraités  dans un tea room. Et enfin il y a Sofia, une fille, une étudiante, venue de l’Est, qui se prostitue par envie et par nécessité. Au début du roman, un des personnages est exactement dans ma situation, mais je ne vous dirai pas lequel.

Je pense que dans un premier roman, encore bien plus que dans les autres, il y a un mini-moi représentant l’auteur à l’intérieur.

Isa : Pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours et d’où vous sont venues les idées pour ce premier roman ?

Trois ombres au soleil c’est la première fiction que j’ai écrite. C’était en octobre 2009, je venais de débarquer en ville, à la capitale même. Je cherchais du boulot et je me suis donné trois mois pour écrire un manuscrit. Je ne connaissais rien à la littérature, la vraie, la grande, ni à l’édition, ni à rien du tout de cet univers-là. J’ai commencé à écrire. Mais accepter l’idée même d’écrire un roman, ça me paraissait tellement fou, tellement improbable que ça a été le feu d’artifices dans ma tête pendant un mois. J’avais dix mille idées qui me traversaient par jour. Et comme j’avais peur de les oublier ou de ne pas pouvoir les exploiter plus tard (quand j’écris Trois ombres au soleil, envisager un « plus tard » dans l’écriture n’existait pas, c’était pour moi un one-shot), j’ai tout intégré.

Et puis il y avait aussi le traumatisme du gars qui débarque de son village. (avec Google map, aujourd’hui, tout le monde a la possibilité de se renseigner sur Bauche, où j’ai grandi. A l’époque, ça ne parlait pas à grand monde. En fait, vérification faite, même Google map ne connait pas trop bien le village, entre Yvoir et Evrehailles.) C’est surtout de là, de ce choc entre deux mondes qu’est né le roman. D’ailleurs, l’Avenir dans sa critique du roman parle de Bruxelles comme du personnage principal du roman. Même si ce n’était pas réalisé consciemment, ça ne m’étonne pas.

Isa : Maintenant, si nous parlions de « La hyène », à quel personnage vous identifieriez-vous ?

Je ne me sens proche d’aucun personnage en particulier mais j’ai beaucoup d’affection pour John, abandonné et trahi par ses amis, par ses parents, par la vie. Mais également pour José, qui apparait dans la seconde partie du roman.

Isa : Et comme pour le premier roman pouvez-vous nous expliquer un peu votre parcours et d’où vous sont venues les idées ?

« La hyène », je l’ai écrit dans un état d’esprit très différent. J’ai réfléchi différemment, le roman était davantage structuré, réfléchi, en amont. Et j’ai pris énormément de plaisir à l’écrire. La hyène, c’est un roman que j’ai écrit alors que j’étais en pleine lecture de Houellebecq et Brett Easton Ellis. C’est véritablement un roman que j’aurais aimé lire en tant que lecteur. D’ailleurs, je l’ai déjà relu depuis qu’il est sorti en format ebook, alors que je l’ai retravaillé tout l’été.

Isa : Maintenant que nous avons parlé de vous et de vos romans, pourriez-vous un peu nous parler de vos futurs projets ?

Il y a d’abord la collecte de crowdfunding pour la publication en version papier de « la hyène », après avoir réussi à collecter la somme nécessaire pour la version numérique dont vous avez fait une très belle chronique. Ensuite il y a la publication d’une longue nouvelle chez un nouvel éditeur numérique, Libre-court. Ca s’appellera L’indien. C’est le dernier texte, que j’ai écrit cet été. Alors que La hyène a été écrite il y a 2 ans. Tout prend beaucoup de temps dans le monde de l’édition. Si ça va plus vite ici, c’est parce que l’éditeur m’a directement contacté et parce que c’est du numérique.

Et puis il y a encore la possibilité de publier les deux  derniers romans que j’ai écrits, qui n’ont pas encore été envoyés aux éditeurs.  

Isa : Vous aimez écrire, avez-vous d’autres passions dans la vie ?

Beaucoup. Le cinéma. Partir. Loin ou pas. Manger. Boire. Faire la fête. La photo. Bruxelles. Oui, c’est fou, mais depuis le traumatisme des débuts, aujourd’hui j’adore. Lire. Le vent. Enfin, bref, j’aime beaucoup de choses. Mais je retire ce que je viens de dire : le vent n’est pas encore une passion.

Isa : Pour continuer, je vous donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne vous connaissent pas de découvrir votre bouquin. C’est à vous de jouer pour un petit instant pub.

Je ne vais pas me vendre. Simplement, si les internautes veulent venir discuter, il y a le site http://www.john-henry.be ou sur facebook https://www.facebook.com/pages/JohnHenry/218143194922406?ref=hl. Et puis le meilleur moyen d’avoir un avis sur un auteur, sur ce qu’il écrit, c’est peut-être de le lire. Ou de se laisser faire, et de l’écouter www.youtube.com/watch?v=dfKSvvslmAk .

Isa : Pour terminer vous  prêteriez-vous  au jeu de réaliser un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dites qui nous qui tu seriez, si vous étiez :

  • Un personnage de BD ? Tintin, quand même.
  • Un poète ?  Brassens
  • Un personnage de dessin animé ?  Nicky Larsson
  • Un acteur ? Jean-Paul Rouve en français, Patrick Wilson en anglais.
  • Un chanteur ? Saez ou Stromae, deux clins d’œil par rapport à Trois ombres au soleil.
  • Une chanson ? Sodade de Césaria Evora
  • Un film ? Incendies
  • Une série ? Dexter
  • Un animal ? moi J
  • Un endroit ? ailleurs

Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.

Publié dans Interview, John Henry

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Vincent Virgine se dévoile à son tour

Publié le par isa1977

Souvenez-vous, il y a quelques temps, j'avais interviewé J.Heska. Aujourd'hui, c'est au tour de Vincent Virgine de se prêter au jeu. J'ai découvert cet auteur et son ouvrage "Un roman avec Barbara", il y a quelques mois et j'ai eu envie d'interviewer Vincent.

Avant de commencer, voici quelques liens:

 

Isa: Bonjour Vincent, avant de commencer, je tiens à vous remercier d’accepter de répondre à cette interview. Avant de parler votre roman et de vos projets, nous allons parler un peu de vous. Pourriez-vous nous expliquer d’où vous est venue cette envie d’écrire ?

​Je suis quelqu’un qui aime tous les artistes, depuis tout petit. Et tout petit j’ai toujours su que je ferais quelque chose dans l’artistique. Et un jour cette voie(x) est venue me chercher. Je n’ai pu faire autrement que de la suivre. L’envie d’écrire vient de très loin, déjà. Je faisais des tas de petites choses dans mon coin, et un jour, je me suis mis à écrire dans un bar. Ça ne voulait plus s’arrêter. Là a commencé mon écriture. C’est comme ça que j’appelle mon travail. Travailler mon écriture, car c’est ce que l’on fait jour après jour, en fin de compte. L’envie d’écrire en elle-même ? c’est dans la tête. Des trucs qui se bousculent sans cesse, ça n’arrête jamais, il faut que ça sorte un jour ou l’autre. Il est clair aussi qu’on a besoin de raconter des choses au monde.

 

Isa:.Avez-vous un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?

J’aime pas mal de genres. Science-fiction, romantisme, polar très noir, réalisme, les nouvelles, la science pure, les philosophes, les auteurs espagnols, j’adore les japonais et chinois, suédois, chiliens, américains… j’adore Zola, c’est mon ami. Oui, je parle des artistes morts au présent parce qu’ils sont toujours avec moi. J’adore Fante, Annie Ernaux, Maxence Fermine, Bergson et tant d’autres. Mais un en particulier, il y en a trop que j’aime. Ce que je préfère, c’est quand même les romans qui me racontent quelque chose. Ceux qui me donnent un coup de pied dans les fesses. Un exemple. « Demande à la poussière », de Fante, que je suis en train de relire ces jours-ci.

 

Isa: Pouvez-vous nous raconter un peu votre parcours et d’où vous sont venues les idées pour « Un roman avec Barbara » ?

Des tonnes de petits boulots, un parcours chaotique, un très long combat de tous les jours depuis toujours. Révolte contre le système, l’ordre établi, et contre tous. D’où l’écriture. Il y a tellement à dire sur mon parcours, il faudrait en faire un roman. J’ai fait plusieurs cursus universitaires qui ne m’ont pas plu, je suis allé me perdre aux Etats-Unis, dans le désert du Nouveau-Mexique et ailleurs, comme une sorte de pèlerinage pour mieux revenir ensuite. Non, à l’époque, je ne connaissais pas Fante. Les idées de « Barbara » ( que je nomme comme ça maintenant, le livre se fondant dans le personnage) viennent essentiellement d’une seule histoire mélangée à d’autres. L’histoire d’un écrivain, d’une femme et de la vie, la vie que j’observe au quotidien, et de la naissance d’un auteur et de l’élément déclencheur qui débloque l’écrivain (ici, une femme). C’était une idée principale dont plusieurs petites m’ont appelé pour me dire « eh, tu vas aussi nous mettre dedans ».

Isa: Maintenant que nous avons parlé de vous et de votre roman, pourriez-vous un peu nous parler de vos futurs projets ?

J’ai pas mal de futurs projets. En littérature, je suis sur un roman, un long roman. Il y aura plusieurs parallèles. J’ai des projets collaboratifs avec des maisons d’édition. Je médite aussi sur un projet en poésie. Et en peinture, je médite aussi sur quelque chose.

Isa: Vous aimez lire et écrire, avez-vous d’autres passions dans la vie ?

Oui, j’ai plusieurs passions, vu que je suis un passionné. Le jazz, le dessin, la peinture, la physique quantique, Paris, les livres anciens.

Isa: Pour continuer, je vous donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne vous connaissent pas de découvrir votre bouquin. C’est à vous de jouer pour un petit instant pub.

Je dirais que l’enjeu du livre est de faire connaitre au lecteur comment un écrivain procède pour écrire. Est-ce qu’il y a des moments favorables, des conditions, etc. Et aussi de montrer, que souvent, ce qui est le plus important, pour moi, que le style se dégage souvent d’un évènement qui survient sans vraiment qu’on s’en rende compte. En tout cas, après coup. Je voulais lier ces deux évènements à travers une histoire d’amour ratée, car, à travers l’histoire de l’art, la femme est une partie importante de la création, elle est même indispensable. Le rôle de muse qu’occupe la femme est une place privilégiée et souvent sine qua non. Barbara est une muse sans qu’elle le sache. L’artiste est souvent muet devant ce problème et perd sa muse ou la gagne, au contraire…

Isa: Pour terminer vous  prêteriez-vous  au jeu de réaliser un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dites qui nous qui vous seriez, si vous étiez :

  • Un personnage de BD ? Superman
  • Un poète ? Apollinaire ou Prévert
  • Un personnage de dessin animé ? Droopy
  • Un acteur ? Robert de Niro
  • Un chanteur ? Nat King Cole
  • Une chanson ? Love me
  • Un film ? Casino
  • Une série ? Fringe
  • Un animal ? Le guépard
  • Un endroit ? Paris 

 

Je vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.

Publié dans Vincent Virgine, Interview

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J.Heska se dévoile

Publié le par isa1977

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez maintenant que J. Heska est un auteur que j'apprécie énormément. En plus de ses qualités littéraires, J.Heska est un auteur très ouvert et très sympathique. J'ai donc décidé de lui accorder une petite interview sur le blog.

Mais avant tout, j'en profite pour vous faire partager quelques liens:

 

Isa : Bonjour J.Heska, tout d’abord je tiens à te remercier d’accepter de te prêter à cette interview. Avant de parler de tes bouquins, nous allons parler un peu de toi. Pourrais-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Merci surtout à toi pour cette interview. Je suis un auteur très narcissique, alors c’est toujours plaisant de pouvoir parler de ma petite personne ;-)

Pour me présenter rapidement : je suis un jeune auteur de 30 ans, passionné par la littérature, le cinéma, la B.D., les jeux vidéo et le monde qui m’entoure. Je suis également rédacteur du blog http://www.jheska.fr dans lequel je mets en scène mes délires quotidiens. Et enfin, je suis également l’heureux auteur de deux romans à succès, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir et On ne peut pas lutter contre le système. Le troisième, Un monde idéal où c’est la fin, est sorti depuis deux mois et prend le même chemin !

 

Isa: D’où t’es venue cette envie d’écrire ?

Comme tout « artiste », je pense que l’envie vient du besoin vital d’expulser des idées d’un esprit trop encombré, afin d’éviter la schizophrénie !

Pourtant, initialement, rien ne me prédestinait à écrire. Contrairement à beaucoup d’écrivains, je n’ai pas commencé dès ma plus tendre enfance à dévorer l’intégrale de Kant (je préfère m’arracher les deux bras avec les dents que de relire une ligne de David Copperfield ou de supporter une liste d’adjectifs sur un Tartarin de Tarascon). J’avais d’autres intérêts. La littérature, je trouvais ça trop lent, introspectif, compliqué, et peu inventif…
Et puis le déclic a eu lieu peu après mon adolescence. J’ai découvert des œuvres qui ont su m’intéresser et, en parallèle, une certaine maturité d’esprit m’a amené à percevoir le pouvoir des mots. J’ai alors commencé à écrire de façon beaucoup plus sérieuse. J’ai cultivé ce goût. Et je ne me suis pas lassé depuis !

 

Isa: As-tu un genre de littérature, un auteur et un roman de prédilection ?

Je n’ai pas de « maître spirituel jedi » qui me guiderait littérairement, ce sont plutôt des œuvres particulières qui me font vibrer.

Mon roman préféré est Dragon Déchu de Peter F. Hamilton, parce que je m’identifie énormément au héros. Si quelqu’un souhaite un jour connaître les rouages de ma psychologie, je lui conseille ce livre !

Sinon, les autres romans qui m’ont influencé sont La Guerre du feu, et la façon très brute de Rosny Aîné de décrire les scènes de combat ; Le meilleur des mondes, de Huxley, où j’ai découvert la construction d’un univers crédible basé sur des principes sociétaux complètement différents ; Band of brothers de Stephen Ambrose (qui n’est pas un roman à proprement parler) mais qui prend d’autant plus de profondeur que les évènements racontés sont véridiques.

Et sinon, un des derniers livres que j’ai lu et que j’ai bien aimé est les Schtroumfs à Pilulit et, plus sérieusement, Rien ne va plus, de Douglas Kennedy.

 

Isa: Depuis tes débuts, tu as fait un grand bond en avant dans le monde de la littérature. Peux-tu nous expliquer un peu ton parcours ?

Un parcours ultra chaotique qui, paradoxalement, a commencé à s’organiser à partir du moment où j’ai renoncé à l’édition traditionnelle.

J’ai publié mon premier roman, Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir, à vrai compte d’éditeur après avoir essuyé toutes les humiliations des jeunes auteurs sans réseaux qui tentent leur chance à Paris (envois de manuscrits, refus, moqueries, rendez-vous, refus, moqueries, etc.). Ce fut une expérience intéressante qui m’a ouvert les yeux sur ce monde qui ne me convenait guère, loin de l’image qu’on souhaite lui donner.

Dès lors, lorsque j’ai écrit mon second roman On ne peut pas lutter contre le système, j’ai voulu le publier selon mes conditions. Je me suis donc auto-édité. Dans ce domaine, il y a une volonté, des outils (impression à la demande, livre numérique, etc.) et une énergie qui stimulent ma démarche. Le tout à des coûts très réduits.

Je suis devenu le capitaine de mon navire, qui marche (enfin qui vogue) selon mes envies, mes aspirations et mes objectifs.  

Et tu sais quoi ? Ça marche beaucoup mieux qu’avant ! Je viens même de créer ma propre structure éditoriale, les Éditions Seconde Chance et le succès commence à être au rendez-vous ! 

 

Isa: Bien maintenant, parlons de ton premier roman « Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir ». Si tu devais t’identifier à un personnage de ce bouquin, lequel serait-ce ?

Un peu tous ! Mes personnages sont issus de mon esprit qui y laisse son empreinte, d’une manière ou d’une autre.

À la base, mes personnages sont construits sur une exacerbation d’un trait de caractère personnel sur lequel je rajoute des bouts piochés à droite à gauche dans mon entourage, et d’autres inventés. On obtient donc une espèce de pantin rapiécé qu’il convient d’animer.

C’est ce que je fais en lui collant une expérience, une trajectoire personnelle, des envies, des comportements, un physique, des tocs, des blessures. Est-il plutôt thé ou café ? Est-il battant ou résigné ? Qu’achète-t-il au supermarché ? A-t-il manqué d’amour paternel durant son enfance ? A-t-il des douleurs musculaires ? Est-il beau ?

Quand tout est assez mûr dans mon esprit, je les lance sous les projecteurs. Chacun d’entre eux est donc une sorte de facette de moi-même ;-)

 

Isa: Peux-tu nous raconter un peu ton parcours et d’où te sont venues les idées pour ce premier roman ?

 L’idée de cette histoire m’est venue comme toutes les autres. Un flash, un jour où j’ai assisté à un comportement peu glorieux dans une file d’attente. La petite lâcheté quotidienne d’une personne qui passe devant tout le monde en faisant semblant de ne rien remarquer. Je me suis alors demandé ce qui se passerait si les autres, au lieu de ne pas réagir, se rebellaient, et remettaient le fautif dans le droit chemin. La base du mouvement cimondiste, au cœur du roman, venait de naître.

Ensuite, tout est venu naturellement. Le fond : l’enchaînement de l’action, les personnages, etc. et la forme : un récit à la première personne sous forme d’un journal intime.

Et après une longue phase de maturation dans mon esprit, j’ai écrit le roman, presque d’un seul trait, en quelques semaines. Je savais donc dès le début où j’allais aller. Sauf pour la fin exacte. Je me réserve toujours une petite surprise.

Isa: Maintenant, si nous parlions de « On ne peut pas lutter contre le système », à quel personnage t’identifierais-tu ?

Hop, copier-coller de la réponse précédente !

Mes personnages sont tous mes petits bébés à moi, alors je m’identifie à tous ! Tous sont différents et je les apprécie pour leurs qualités et leurs défauts : j’aime l’entêtement et la douceur de Clara, le franc-parler de Louise, le mystère qui entoure Marty, le côté un peu brut de Victor et même, l’inhumanité de Safia.
Mais allez, je vais te faire une confidence. Je craque pour le personnage de Marty, mais c’est le côté grand-gamin-qui-aimerait-bien-être-un-super-espion-international qui s’exprime en moi.

 

Isa: Et comme pour le premier roman peux-tu nous expliquer un peu ton parcours et d’où te sont venues les idées ?

Il y a tout d’abord ma démarche d’auteur qui tend vers la diversification. J’ai besoin d’évoluer, de me lancer des défis, et surtout pas de m’enfermer dans un style. Si je faisais toujours la même chose, je m’ennuierais et je ne prendrais plus de plaisir. Et puis, je ne veux pas qu’on puisse dire de moi « Boarf, J. Heska c’est toujours un peu pareil ». !

Le sujet s’est également imposé de lui-même. Je suis un grand fan de thématique sociale : j’aime observer la façon dont les sociétés se créent, évoluent, se transforment, s’effondrent. Et quoi de plus pertinent pour symboliser nos changements sociétaux actuels que la finance mondiale et l’environnement. La forme du thriller s’est également imposée à moi parce que j’avais envie d’un rythme fort avec de la stratégie de haut vol. Hop, On ne peut pas lutter contre le système était né !

 

Isa: En juin, « Un monde idéal où c’est la fin » est sorti, un petit recueil de nouvelles toutes plus hilarantes les unes que les autres. D’où te sont venues toutes ces idées de nouvelles ? En as-tu une préférée dans le lot ?

Absolument aucune idée d’où viennent mes idées ! La seule chose que je peux dire, c’est que j’écoute, je regarde, je sens, je ressens. L’imagination fait le reste. Ah oui, et je me balade toujours avec de quoi noter (un smartphone, c’est plus cool qu’un carnet et un stylo).

Une petite préférée dans le lot ? J’ai bien mes petites chouchouttes, mais je me dois de garder le silence ;-).

 

Isa: Nous avons parlé de toi et de tes romans, pourrais-tu, maintenant, nous parler un peu tes projets futurs ?

Tout plein, comme d’habitude ! Je prépare le quatrième, dont l’histoire est classée secret défense ! Et il n’est pas impossible que je prépare une autre petite surprise du côté de « Un monde idéal ». Mais chut, ça reste entre nous :-)

 

Isa: Pour continuer, je te donne l’opportunité de donner envie aux lecteurs qui ne te connaissent pas de découvrir tes bouquins. C’est à toi de jouer pour un petit instant pub.

Allez, je me permets un peu de promotion ! Vous voulez faire un vrai geste en faveur d’une édition indépendante ? Vous voulez accompagner un auteur vers les sommets de la gloire afin qu’il puisse, à son tour, sniffer de la cocaïne sur le capot d’une voiture de luxe au centre-ville de Paris ? Achetez mes livres au format papier ou numérique !

Plus sérieusement, ce sont des romans sympas et différents  avec beaucoup d’action, de l’humour, et même de l’amour. Ils valent vraiment le coup !

 

Isa: Pour terminer te prêterais, tu au jeu de réaliser un petit portrait chinois réalisé par mes soins ? Dis qui nous qui tu serais, si tu étais :

  • Un personnage de BD ? Le schtroumf écrivain 
  • Un poète ? Oh non, tu ne peux pas me demander ça, je déteste la poésie !
  • Un personnage de dessin animé ? Ulysse 31, j’ai toujours rêvé de porter sa cape.
  • Un acteur ? Nicolas Cage (non je plaisante).
  • Un chanteur ? Justin Bieber (cf réponse précédente).
  • Une chanson ? The bird and the worm
  • Un film ? Le film qui sera tiré de mes bouquins, bien entendu !
  • Une série ? La série qui sera tirée du film tiré de mes bouquins, bien entendu ! 
  • Un animal ? Mon chat (parce que j’aimerais bien pouvoir dormir toute la journée)
  • Un endroit ? Une planète lointaine, très lointaine.

 

Un grand merci à toi d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.

 

 

 

Publié dans J. Heska, Interview

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