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4 articles avec libfly

Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier

Publié le par isa1977

Vers quelle forêt secrète se dirige la photographe partie à la recherche d'un certain Boychuck, témoin et brûlé des Grands Feux qui ont ravagé le nord de l'Ontario au début du XXe siècle? On ne le saura pas. Boychuck, Tom et Charlie, dorénavant vieux, ont choisi de se retirer du monde. Ils vivent relativement heureux et ont même préparé leur mort. De fait, Boychuck n'est plus de ce monde au moment où s'amène la photographe.
Tom et Charlie ignorent que la venue de la photographe boulversera leur vie. Les deux survivants feront la rencontre d'un personnage aérien, Marie-Desneige. Elle a 82 ans, tous ses esprits, même si elle est internée depuis soixante-six ans. Elle arrivera sur les lieux comme une brise espérée alors que la photographe découvrira que Boychuck était un peintre et que son ouvre était tout entière marquée par le Grand Feu de Matheson.
C'est dans ce décor que s'élabore Il pleuvait des oiseaux. Nous voici en plein cour d'un drame historique, mais aussi pris par l'histoire d'hommes qui ont choisi la forêt. Trois êtres épris de liberté et qui ont fait un pacte avec la mort. 

 

Qu'est-ce que j'en pense?

Cet ouvrage m’a conquise dès la première page. Une fois commencé, il m’a été très difficile de le reposer tellement l’écriture de Jocelyne Saucier est fluide et entraînante.

 

 

Les premières lignes nous plongent directement dans l’ambiance de l’histoire.

Au départ, chaque chapitre est consacré à un personnage qui va intervenir dans ce bouquin. On apprend à faire leur connaissance avec plaisir et très vite on se rend compte qu’ils sont tous très importants.

 

 

Nos trois protagonistes principaux sont des personnes âgées (Charlie, Tom et Boychuck) qui ont décidé de vivre coupés du monde dans les bois pour y terminer leurs jours. Quelle idée originale !!!

Je me suis très vite attachée à eux et surtout à l’histoire de Boychuck.

J’ai également découvert avec un grand plaisir la photographe et j’ai énormément apprécié l’attachement qu’elle va avoir pour nos vieillards.

J’ai eu un gros coup de cœur pour Marie-Desneige. Une fois qu’elle est entrée dans l’histoire, j’ai eu l’impression de la vivre à travers ses yeux.

Bruno et Steve sont plus des personnages secondaires mais ils apportent, malgré tout, une petite touche agréable à cette œuvre.

 

 

Dans son œuvre, l’auteure nous parle de la mort comme une amie qui ne fait pas peur à nos vieillards. Ils sont préparés à la voir arriver et ils en parlent tout naturellement.

Ce roman nous montre également que l’amour n’a pas d’âge et l’histoire qui va se créer, au fil des pages, m’a fait craquer.

 

 

En bref, « Il pleuvait des oiseaux » est un roman très touchant qui nous donne une belle leçon de vie sur la mort, la liberté et l’amour. A découvrir.

 

 

 

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout » organisée par Libfly et Le Furet du Nord et je tiens à les remercier car ce roman est une très belle découverte.

 

 

 

 

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Avoir un corps de Brigitte Giraud

Publié le par isa1977

 

« Des vêtements à peine écartés, des ventres et des reins maladroitement caressés. Des intentions plus que des actes. On donne, on offre, on laisse à l’autre le soin de prendre, de saisir, de posséder. Mais l’autre est dans le trouble de la conquête, avec le trop-plein de lumière qui éclaire la chambre. Il est difficile d’accéder au secret en plein jour. Alors les yeux se ferment, les doigts s’agrippent et les cuisses s’extraient des pantalons. Il cherche, soulève, accélère. Je veux bien, veux tout, ne résiste pas. » Avoir un corps est la trajectoire d’une enfant qui devient fille, puis femme, racontée du point de vue du corps, une traversée de l’existence, véritable aventure au quotidien où il est question d’éducation, de pudeur, de séduction, d’équilibre, d’amour, de sensualité, de travail, de maternité, d’ivresse, de deuil et de métamorphoses. L’écriture au réalisme vibrant, sensible et souvent drôle, interroge ce corps qui échappe parfois, qui ravit ou qui trahit. Un roman qui rappelle que la tête et le corps entretiennent un dialogue des plus serrés, des plus énigmatiques.

 

Qu'est-ce que j'en pense?

 

Quand j'ai commencé « Avoir un corps », j'ai été un peu perturbée par ce "Je" qui n'a pas de prénom.

Mais, au fur et à mesure, que j'avançais dans le livre j'ai complètement oublié ce détail tellement j'ai été absorbée par l'histoire et j'ai trouvé cette façon de raconter l’histoire du point de vue du corps très originale.

 

L’écriture de Brigitte Giraud est tellement fluide que je n’ai pas vu les pages de ce bouquin se tourner et, je n’ai eu qu’un seul regret, c’est d’arriver trop vite à la fin.

Quand je suis arrivée à la dernière page de cet ouvrage, j’en voulais encore, je voulais continuer à suivre notre héroïne principale.

 

Quel bonheur de découvrir cet enfant qui est une toute petite fille puis devient une femme. J’ai été très proche d’elle tout au long du bouquin et j’ai pu ressentir ses joies et ses craintes. On n’a quasi aucune indication sur son âge mais avec les descriptions et en faisant travailler notre imagination on peut le deviner facilement.

Le garçon est aussi un personnage très agréable à découvrir et j’ai beaucoup aimé suivre l’histoire qu’il vit avec notre personnage principal.

Le petit frère, les parents et l’enfant sont également de protagonistes très intéressants et on se plait à les découvrir au fil des pages.

 

Dans ce roman, l’auteure aborde différents sujets et diverses étapes de la vie avec beaucoup de talent.

En bref, « Avoir un corps » est un roman très touchant et très original qui a su me transporter et je ne peux que vous le conseiller.

 

 

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout » organisée par Libfly et Le Furet du Nord et je tiens à les remercier car j’ai passé un très bon moment avec ce roman.

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Narcopolis de Jeet Thayil

Publié le par isa1977

 

Ce livre est une plongée dans les bas-fonds du Mumbai (Bombay) des années 70.
Unité de lieu : la fumerie d’opium de Rashid. Unité de temps : le début des années 70. Personnage principal : Dimple (« fossette »), un(e) jeune eunuque prostitué(e). Personnages secondaires : les voyous, les maquereaux, les dealers, les touristes et les junkies de toutes sortes qui fréquentent l’établissement. Et, bien sûr, le narrateur. Les années passent, c’est le temps des hippies, de l’héroïne et de la cocaïne. Le narrateur parvient à s’évader de cet univers délétère. Lorsqu’il reviendra, guéri de ses obsessions, ce sera pour constater mélancoliquement que tous ceux qu’il avait aimés ont disparu.
Narcopolis est le Last Exit to Brooklyn de l’Inde moderne. Avec ce roman prodigieux, Jeet Thayil s’inscrit dans la lignée des grands auteurs (Thomas de Quincey, Baudelaire, William Burroughs) qui ont donné aux « paradis artificiels » - mais ne s’agit-il pas plutôt, ici, de l’Enfer ? - leurs lettres de noblesse littéraire. On pense aussi à Notre-Dame des Fleurs de Jean Genet, ce chef d’œuvre baroque dans lequel la beauté surgit de l’ordure. Monde inversé, sur lequel Sa Majesté l’opium règne sans partage, et promis à la destruction. Parmi ses habitants, seuls quelques uns seront sauvés.

 

Qu'est-ce que j'en pense?

On commence ce roman par un prologue un peu difficile à comprendre mais qui met l’histoire en place.

Une fois, ce prologue passé, on se sent happé par l’écriture fluide de Jeet Thayil. A certains moments, il faut s’accrocher car l’univers mis en place par l’auteur est très prenant et certains passages peuvent sembler très crus.

 

 

Au niveau de la forme, l’histoire est découpée en quatre parties dont les titres reflètent à merveille la vie de nos différents protagonistes. Il y a beaucoup de mots que nous ne connaissons pas mais que nous pouvons retrouver dans un lexique à la fin de l’ouvrage. Le fait que l’auteur ait utilisé ces mots nous permet de nous sentir encore plus immergés par cet ouvrage.

 

 

Quant aux personnages, je me suis énormément attachée à Fossette. Je me suis souvent demandé comment j’aurais réagit à sa place, une place que je ne voudrais jamais avoir bien sûr. Je l’ai également énormément prise en pitié. Qu’est-ce qu’elle m’a fait me poser comme questions notre Fossette !!! Je voulais savoir comment tout allait se terminer pour elle. J’ai beaucoup apprécié sa curiosité de vouloir apprendre et sa passion pour la lecture.

 

 

M.Lee est aussi très touchant et on aime suivre son histoire autant que celle de Fossette. J’ai énormément apprécié l’attachement qui existe entre nos deux personnes.

 

 

Les autres protagonistes comme Rashid, Bengali ou encore Rumi, sont également très intéressants et apportent une touche très agréable à l’histoire mais je n’ai pas réussi à m’y attacher autant qu’à M. Lee et à Fossette.

 

 

Il me reste à vous parler de la fin car j’ai trouvé les dernières lignes de ce roman très originales.

Narcopolis c’est donc un roman très touchant sur la vie à Bombay à découvrir.

 

 

 

J’ai lu ce livre dans le cadre de l’opération « On vous lit tout » organisée par Libfly et Le Furet du Nord et je tiens à les remercier pour cette expérience enrichissante.

 

 

Publié dans Drame, Libfly

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Au nom du père, du fils et du rock'n'roll (Harold Cobert)

Publié le par isa1977

                                            

La révolte coule dans les veines de Victor. Surfeur fanfaron, bourreau des coeurs, il est un adolescent frondeur, en rébellion contre l'autorité paternelle.Ce qu'il ignore, c'est que son père a lui aussi été contestataire. Avec l'émergence du rock, Christian a délaissé un brillant avenir de mathématicien pour devenir une figure incontournable de la nuit.

Connu sous le nom de M. Best, le roi des platines, il a élevé Victor au prix de sacrifices, sans reconnaissance aucune de la part de son rejeton. Quelques jours à deux au Québec sont la dernière occasion pour un père et son fils de renouer et de synchroniser leur tempo.

 

Qu'est-ce que j'en pense?

Tout d’abord, je tiens à remercier Libfly et les Editions Héloïse d’Ormesson pour m’avoir permis de découvrir cette petite merveille.

 

 Sans cette opération « Des livres à recevoir contre une chronique de lecture » sur Libfly, j’avoue que je serais certainement passée à côté de ce roman et de son auteur. Ce qui aurait été dommage car cette histoire est pour moi un gros coup de cœur.

 

La première chose qui m’a interpellée chez ce bouquin est son titre qui reflète à merveille l’histoire. Ensuite, en lisant la quatrième de couverture, j’ai su directement que ce petit bijou allait me plaire. En effet, je ne me suis pas trompée, j’ai eu beaucoup de mal à reposer ce livre tellement j’étais happée par l’écriture entrainante et fluide d’Harold Cobert.

 

L’auteur réussit à nous captiver en abordant les relations père-fils et à nous faire prendre conscience du fait que, dès fois, la vie ne tient qu’à un fil avec beaucoup de talent.

 

Au niveau des personnages, tout d’abord il y a Marcel, on ne le rencontre qu’au début du roman et je dirais tant mieux car j’ai eu beaucoup de difficulté à le supporter, je l’ai trouvé complètement détestable.

Ensuite, il y a son fils Christian qui a été mon personnage coup de cœur, j’ai adoré suivre sa jeunesse, ses années de DJ, le voir vieillir et devenir père à son tour. Je l’ai trouvé très courageux et très débrouillard.

Pour terminer avec Victor qui est le fils de Christian, j’avoue que j’ai énormément apprécié son côté rebelle.

Quant aux autres protagonistes, je vous laisse les découvrir par vous-même car ils sont très nombreux. Ils sont tous très intéressants et j’ai beaucoup apprécié le rôle que chacun joue dans l’histoire.

 

J’ai également apprécié la façon dont l’auteur nous plonge dans cet univers musical des années 70 avec les Rolling Stones, les Doors et encore bien d’autres artistes. Je me suis fait énormément plaisir à écouter la BOL (Bande Originale du livre) qui se trouve à la fin de cet ouvrage. Sur la Face A, nous avons les différents titres que l’auteur a écouté en écrivant ce roman et, sur la Face B, il s’agit des vingt-deux meilleurs morceaux de l’histoire du rock’n’roll, selon son père. Ha cette BOL!!!! Elle m'a donné envie de me procurer certains vinyls tellement je suis fan.

 

En bref, j'ai vraiment passé un excellent moment avec ce roman qui m'a donné envie de continuer à découvrir Harold Cobert et, si vous ne connaissez pas encore sa plume, j'espère vous avoir convaincus car je ne peux que vous conseiller ce roman ainsi que cet auteur.

 

Mais encore?

Rien que pour le plaisir des oreilles, voici mon top 3 de la Face A de la BOL.

 

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